Installation Debian sur PC portable + Proxmox
Objectif : partir de zéro et obtenir un environnement stable pour l’infra (Proxmox), tout en gardant une machine portable Debian utilisable (réseau / admin), même sans être à l’aise avec Linux. Cette page raconte le pourquoi, le comment, les problèmes rencontrés, et ce que ça permet maintenant.
Pourquoi ce projet
Au début, on a souvent un “serveur” qui est juste un PC ou un mini-PC, et on installe des trucs au hasard. Ça marche… jusqu’au jour où ça casse : réseau instable, services qui se mélangent, impossible de retrouver ce qui a été fait.
L’idée était donc de construire une base propre :
- Un socle serveur fiable : Proxmox pour créer des VMs et structurer l’infra.
- Une machine portable sous Debian utilisable comme poste d’admin / dépannage.
- Un réseau compréhensible : savoir qui a une IP, pourquoi, et comment ça communique.
Les choix faits (et pourquoi)
1) Debian : simple, stable, et logique
Debian est un bon choix quand on veut apprendre : ce n’est pas “magique”, mais c’est stable. Ce que tu configures reste comme tu l’as décidé. C’est parfait pour construire des bases solides.
2) Proxmox : organiser au lieu d’empiler
Proxmox permet de créer des machines virtuelles (VM) et des conteneurs. Le gros avantage : tu sépares les rôles. Exemple : une VM pour un serveur web, une autre pour un AD, une autre pour CasaOS. Si une VM casse, tu ne détruis pas tout le serveur.
3) DHCP vs IP fixe : on veut éviter le chaos
Au début, on a envie de tout mettre en IP fixe “par sécurité”. Mais si tu fais ça mal, tu perds la main. On a donc clarifié une règle simple :
- Le routeur (ou l’UDM Pro) donne des IP automatiquement (DHCP) pour les machines “classiques”.
- Les serveurs importants peuvent avoir une IP stable, mais on le fait proprement (réservations DHCP ou IP statiques maîtrisées).
4) Accès à distance : ZeroTier (outil), pas “trou dans le mur”
Un piège classique : ouvrir des ports au hasard sur Internet. C’est dangereux. On a donc privilégié une approche plus propre : créer un réseau privé virtuel. ZeroTier permet de relier tes machines comme si elles étaient sur le même LAN, sans exposer directement ton infra.
Ce qu’on a fait (pas à pas), et pourquoi
A) Installer Debian sur le PC portable
Le but du PC portable Debian était d’avoir une machine “outil” : diagnostiquer, se connecter à des serveurs, configurer le réseau, et apprendre sans dépendre d’un Windows lourd ou d’outils cachés.
- Création d’une clé USB bootable
- Installation propre
- Premier boot + mise à jour du système
- Objectif : être capable de gérer Wi‑Fi + Ethernet + outils réseau
B) Problème réel : le Wi‑Fi (et le fameux “je peux rien installer”)
Un blocage qu’on a rencontré : sans Wi‑Fi fonctionnel, pas d’apt, donc pas d’installation facile. On a dû apprendre la logique réseau Linux : interface Wi‑Fi, configuration, et outils disponibles. L’objectif n’était pas juste “que ça marche”, mais de comprendre pourquoi ça ne marchait pas.
Le point important à retenir pour un débutant : sur Linux, le réseau est géré par des composants (NetworkManager, systemd-networkd, wpa_supplicant). Selon ce qui est installé et actif, la méthode change. D’où la confusion au début.
C) Installer Proxmox et clarifier le réseau
Proxmox s’installe sur Debian (ou via son ISO). Ensuite, la partie critique, c’est le réseau : Proxmox utilise des “bridges” (ponts) pour connecter les VMs au réseau physique.
Exemple simple à comprendre :
vmbr0 = un “switch virtuel”.
Ta carte réseau physique (ex: enp3s0 ou enx...) est branchée dedans.
Les VMs se branchent aussi dedans → elles obtiennent une IP sur le réseau.
D) Le cas réel : trop d’interfaces + adaptateur USB/RJ45
On a vu un cas typique sur une machine Debian/Proxmox : plein d’interfaces (Ethernet, Wi‑Fi, virtuelles, USB).
Et tu ajoutes un adaptateur USB/RJ45 → il apparaît sous un nom du style enx00e04c360598.
Ce que ça t’apprend : Linux nomme les interfaces selon le matériel. Donc oui, c’est moche, mais c’est normal. Et ça évite de confondre les cartes.
E) Test de débit en console : “je veux du concret”
On a aussi vu comment tester la connexion sans interface graphique. Pourquoi c’est utile ? Parce que sur un serveur, tu es souvent en SSH, donc tu dois savoir diagnostiquer en ligne de commande.
# Exemples d'outils possibles (selon ce qui est dispo)
# speedtest (ookla) ou speedtest-cli
# Vérifier la connectivité simple :
ping -c 4 1.1.1.1
ping -c 4 google.com
Ce que ça permet maintenant
Maintenant que Debian (portable) et Proxmox (serveur) sont en place avec une logique réseau comprise, tu peux construire des services solides au-dessus.
- Créer des VMs dédiées : web, base de données, outils, AD, CasaOS…
- Tester sans casser : snapshot / sauvegardes / rollback
- Travailler à distance proprement via un réseau privé (ZeroTier / VPN)
- Gérer un réseau propre (DHCP, IP stables, VLAN plus tard si besoin)
- Monter en compétence : comprendre Linux au lieu de copier-coller à l’aveugle
Conclusion (simple)
Ce projet, ce n’est pas “installer Debian” ou “installer Proxmox” comme une checklist. C’est apprendre à construire une base stable, comprendre le réseau, et créer une infra où chaque chose a sa place.
Et surtout : une fois la base propre, tout ce que tu ajoutes au-dessus devient plus facile à gérer, à sécuriser, et à faire évoluer.